Tous ceux qui ont eu la chance, un jour, d’aller dîner ou déjeuner à L’Auberge du Pont de Collonges, le vaisseau amiral trois étoiles de Paul Bocuse, se souviennent de lui. Impeccable dans son deux-pièces sombre, sa médaille de Meilleur Ouvrier de France au cou, un sourire qui résume toute l’ivresse du lieu. François Pipala, un « marchand de bonheur » comme il se définit. Lyon Capitale l’a rencontré chez lui.
« Il ne faut pas tant regarder ce que l’on mange que celui avec lequel on mange » (Épicure)

Francois Pipala Paul Bocuse

De gauche à droite : Gilles Reinhardt, chef de cuisine, MOF 2004, Paul Bocuse, MOF 1961, Hervé Baligand, sommelier, Jean-Philippe Merlin, maître d’hôtel, François Pipala, Premier maître d’hôtel, MOF 1993.

Il rêvait d’être cuisinier. Il sera maître d’hôtel. Il s’imaginait à Monte Carlo. Il accostera à Collonges-au-Mont-d’Or. Chez Paul Bocuse, le pape gourmand de la Voix lactée, « un théâtre, la vie, immense ». Un titre de Meilleur Ouvrier de France et vingt-huit ans de service dans le plus ancien restaurant triple-étoilé du monde.
« Chez Monsieur Paul, quand on rentre, on ne ressort plus. C’est une famille, il y a quelque chose d’impalpable. »

Source : http://www.lyoncapitale.fr